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Le segment D est déjà de facto plus premium que généraliste

Les primes ont placé environ 652 000 voitures jusqu'en novembre, soit 8 % de plus qu'à la même période de 2015. La croissance des généralistes, 1 %, soit 582 000 voitures, est moins prononcée. Les clients de ce segment montent en gamme (bien que dans des versions peu équipées) ou passent à un SUV/crossover du segment C en pensant qu'il s'agit d'une "voiture plus".

En fin de compte, un SUV ou un crossover du segment C est basé sur ou partage des pièces d'un modèle du segment C, un cran en dessous en termes de qualité, d'ajustement, etc. Bien qu'il s'agisse de voitures plus hautes et plus apparentes, l'intérieur d'une berline du segment D est mieux fini. La différence de prix entre une berline du segment D et un SUV du segment C est faible. Cependant, la différence de longueur est importante, et il est plus facile de garer un modèle plus court. Les D-Saloons sont plus près que jamais de mesurer 5 mètres de long, alors qu'ils dépassaient généralement les 4,5 mètres il y a quelques années.


Le top 10 est le suivant, selon JATO Dynamics :

  1. Volkswagen Passat - 189 091 (-8%)
  2. Mercedes Classe C - 162 546 (+1%)
  3. Audi A4 - 152 029 (+30%)
  4. BMW Série 3 - 132 495 (+1%)
  5. Skoda Superb - 79 533 (+79%)
  6. Opel Insignia - 68.495 (-17%)
  7. Ford Mondeo - 66 979 (-9%)
  8. BMW Série 4 - 63 686 (-6%)
  9. Volvo S60/V60 - 47 429 (-1%)
  10. Audi A5 - 40.913 (-3%)

Il s'agit de données de janvier à novembre, mais la tendance est claire pour l'ensemble de l'année. Attention à l'A4 et à la Superb !


L'approche Premium leur offre au client qui auparavant ne considérait qu'un généraliste avec des offres inférieures à 30.000 euros. De leur côté, les généralistes tentent de séduire des clients plus haut de gamme. Par exemple, Ford a lancé la gamme Vignale, et Opel prend de l'ampleur avec l'Insignia Grand Sport l'année prochaine. En d'autres termes, les généralistes et les premiums veulent s'arracher les clients, et au milieu, en cas de doute, ils peuvent en emmener plus d'un dans leur jardin.

D'une certaine manière, le client d'une berline D économique est en train de disparaître, il est très difficile de voir une voiture de cette catégorie avec des roues plus petites (ou des enjoliveurs) et qui ne soit pas une voiture de société. D'ailleurs, ce genre de vue fait mal aux yeux, si on peut mettre des jantes de 18 et 19 pouces dans ces passages de roues, en voir une de 15 ou 16 pouces fait mal aux yeux à cause de la disproportion. Heureusement, il est plus facile de voir une Ferrari qu'une Insignia ou une Mondeo avec ces roues.

Les modèles premium offrent beaucoup d'équipements en option, ainsi qu'une plus grande variété de moteurs, de types de traction, manuels/automatiques, etc.

Devant l'évidence que cette clientèle n'existe pratiquement pas, ils essaient de l'accrocher avec un SUV/crossover lorsqu'elle entre chez le concessionnaire. Il se passe la même chose que dans le segment E, les généralistes ont fini par abandonner l'offre (aujourd'hui résiduelle) en Europe, et c'est un segment dominé avec autorité par les marques les plus prestigieuses, méritées ou non. D'autre part, les compactes du segment C, quelle que soit leur hauteur, surpassent à bien des égards les berlines du segment D dont le propriétaire s'est déjà lassé ou qu'il a envoyé à la casse.


Il reste à voir comment les nouveaux acteurs tels que la Jaguar XE ou l'Alfa Romeo Giulia s'en sortiront au fil du temps en gagnant des parts de marché. Les trois Allemands "habituels" sont pratiquement inatteignables, mais ils peuvent apporter plus de variété pour ceux qui veulent quelque chose de moins vu sur les routes.

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